NexWav | Lire la prochaine vague des RH
Après deux pivots, NexWav mise sur l’IA pour aider les entreprises à lire la prochaine vague RH.
En 2025, trois gestionnaires ont racheté l’entreprise où ils avaient débuté comme mécaniciens d’ascenseurs. Retour sur une relève bâtie de l’intérieur, et sur le montage financier qui l’a rendue possible.
Quand Richard Delisle fonde Ascenseurs Vertec en 1999, l’entreprise compte cinq employés. Vingt-cinq ans plus tard, elle en emploie 42 et affiche un chiffre d’affaires de 11,8 M$. Installation, modernisation, entretien et réparation d’ascenseurs : Vertec dessert le Grand Montréal jusqu’à Gatineau et tient tête aux multinationales comme l’une des rares entreprises familiales québécoises de sa taille dans le secteur.
Restait une question de taille : qui prendrait le relais à la retraite du fondateur? La réponse se trouvait déjà sur le terrain. Jonathan Bourdeau, Sébastien Fournier et Mathieu Martin, trois employés de longue date, sont devenus les nouveaux propriétaires.
L’idée naît il y a six ou sept ans chez Jonathan Bourdeau, à l’emploi de Vertec depuis une vingtaine d’années. Elle prendra du temps à se concrétiser. Pour un fondateur, céder l’entreprise qu’il a bâtie exige une longue réflexion, et cette réflexion était nécessaire.
Le parcours n’a rien d’une ligne droite. Un premier scénario de relève est envisagé, puis la situation change. Jonathan se tourne alors vers deux collègues : Mathieu Martin, et Sébastien Fournier, qui apporte une solide expérience acquise auprès de multinationales du secteur.
« On est passés par toute une gamme d’émotions », reconnait Jonathan Bourdeau.
Leur point commun : tous trois ont commencé comme mécaniciens d’ascenseurs, puis ont gravi les échelons jusqu’à des postes de gestion, aux opérations, à l’entretien et aux ventes. Ils connaissent le métier sur le terrain comme au bureau, les clients et surtout l’équipe. Dans un milieu où tout le monde se connaît, cette crédibilité est un atout majeur.
Premier défi : s’entendre sur le prix. Il fallait concilier l’évaluation de l’entreprise et la valeur de l’achalandage bâti en un quart de siècle. Un exercice délicat quand acheteurs et vendeur se côtoient au quotidien.
Accompagnés par une firme-conseil, les repreneurs sont dirigés vers Laval économique et d’autres partenaires financiers. Annie Lafrenière, conseillère à Laval économique, les guide dans le montage du dossier. « Elle a été pertinente et à l’écoute », souligne Mathieu Martin.
Au total, près de 200 000 $ proviennent des fonds gérés par Laval économique : un prêt de 149 640 $ du Fonds local d’investissement (FLI), un prêt de 24 360 $ du Fonds local de solidarité (FLS) et une subvention de 25 000 $ du Fonds créateur d’entreprise.
Ce qui a fait la différence? L’approche. Les prêteurs traditionnels doivent protéger leur risque par des garanties importantes. Laval économique, elle, mise sur la collaboration : des prêts aux modalités souples, combinés à une subvention. « Une entente qui faisait du sens pour nous, qui nous a aidés à faire la transition et à réussir plus rapidement », résument les associés.
Le transfert s’est fait sans interruption des opérations et sans déménagement. Pour les clients comme pour les employés, aucune rupture. Et le bilan est clair : l’entreprise va très bien.
Pour les trois associés, le vrai changement est ailleurs. D’anciens employés, ils apprennent aujourd’hui le métier d’entrepreneur : gérer les finances, les ressources humaines, la stratégie. Après une courte période d’ajustement, ils ont préservé ce qui fait l’identité de Vertec depuis ses débuts : l’harmonie et l’esprit familial.
Leur recette? Miser sur les forces de l’équipe. « Ce sont nos employés qui font notre réussite », affirment-ils avec fierté.
Le contexte économique est exigeant : tarifs douaniers, hausse du coût des pièces et des matériaux. Pourtant, les demandes de soumissions augmentent chez Vertec, au privé comme au public, de la part d’entrepreneurs généraux comme d’ingénieurs. Un marché stable, qui continue de croître.
Les trois associés regardent donc vers l’avant. Leur objectif : gagner des parts de marché et conclure des contrats d’entretien durables, gages de stabilité pour l’entreprise et ses 42 employés.
L’histoire de Vertec le démontre : une relève bien préparée et bien financée permet de garder une entreprise, ses emplois et son savoir-faire ici, à Laval.
Croître, moderniser, prendre de l’expansion ou passer le flambeau : le Fonds local d’investissement (FLI) accompagne les entreprises lavalloises à chaque étape de leur développement.
Parlez-en à un conseiller de Laval économique : on vous aide à bâtir le montage qui fait du sens pour votre projet.