Gestion des horaires et rétention en milieu de soins
Ordelia simplifie la gestion des horaires pour améliorer la rétention en soins.
Difficile d’ouvrir un journal d’affaires en 2026 sans tomber sur les mots « tarifs », « renégociation de l’ACEUM » ou « productivité ». Pour une entreprise de Laval qui doit livrer des commandes, payer ses fournisseurs et planifier sa prochaine embauche, ces grands titres peuvent sembler loin du quotidien. Pourtant, plusieurs de ces tendances mondiales et canadiennes se traduisent très concrètement dans nos parcs industriels et nos commerces de quartier. Voici un tour d’horizon, sans alarmisme, de ce qui bouge et de quelques pistes pour s’y adapter.
Le 1er juillet 2026, les États-Unis ont officiellement refusé de renouveler l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM) sous sa forme actuelle, préférant un régime de révisions annuelles qui pourrait durer jusqu’en 2036. L’accord reste en vigueur, et des négociations se poursuivent — la situation n’est donc pas figée. Mais ce passage à un régime annuel fragilise la planification des entreprises : les décisions d’investissement industriel se prennent sur 5 à 10 ans, pas sur 12 mois. Pour les exportateurs canadiens, l’incertitude demeure entière.
Une décision récente de la Cour suprême américaine a toutefois réduit certains tarifs imposés en vertu de l’International Emergency Economic Powers Act (IEEPA), ce qui allège un peu la pression sur les exportations canadiennes non couvertes par l’accord. Cela dit, l’acier, l’aluminium, le bois d’œuvre et l’automobile demeurent visés par des tarifs sectoriels, et le Québec — dont une bonne partie de la production manufacturière dépend du marché américain — reste exposé à ces frictions.
Pour les entreprises lavalloises actives en fabrication ou en transformation, cela se traduit par des coûts d’intrants plus élevés, certains fournisseurs ayant déjà ajusté leurs prix de 5 à 15 % pour absorber le risque commercial, et par un dollar canadien qui devrait demeurer relativement faible. Bonne nouvelle : le Québec a réussi à diversifier une partie de ses débouchés, ses exportations vers des marchés autres que les États-Unis ayant progressé de 8 % l’an dernier, selon TD Économique.
Pistes d’adaptation : revoir la structure tarifaire de ses contrats pour mieux refléter le risque de change, explorer activement de nouveaux marchés d’exportation (Europe, Indo-Pacifique) et discuter avec ses fournisseurs de clauses de prix plus prévisibles à moyen terme.
La demande grandissante en électricité, portée par l’électrification des transports, l’essor des centres de données et le développement de l’intelligence artificielle, pousse Hydro-Québec et d’autres distributeurs à investir massivement dans leur capacité de production au cours de la prochaine décennie. Ces investissements majeurs créent un appel d’air pour les entreprises capables de s’insérer dans la chaîne d’approvisionnement : ingénierie, fabrication de composants, services spécialisés, construction.
Et la défense ? C’est un autre secteur à surveiller de près. Le gouvernement fédéral a annoncé des engagements importants pour bâtir une chaîne d’approvisionnement nationale; une occasion concrète pour les entreprises québécoises qui ont les capacités de se positionner.
Pistes d’adaptation : pour les entreprises manufacturières ou en TI de Laval, c’est le moment de vérifier son admissibilité aux appels d’offres liés à ces grands chantiers et de positionner son offre — même en sous-traitance — auprès des donneurs d’ordre de ces secteurs en croissance. Les entreprises technologiques en phase d’accélération qui développent une solution dans ces créneaux peuvent aussi se tourner vers Terrox, l’accélérateur de Laval économique.
Selon le dernier examen du Fonds Monétaire International (FMI), la productivité du travail au Canada demeure environ 30 % inférieure à celle des États-Unis, un écart qui s’est creusé au fil des dernières années. Une partie de l’explication tient à un renouvellement plus lent du tissu entrepreneurial : la part des jeunes entreprises dans la production a reculé d’environ 30 % à 20 % depuis le début des années 2000. En clair, les économies qui investissent dans l’automatisation, le numérique et les nouvelles entreprises innovantes prennent de l’avance — et celles qui tardent à le faire s’enlisent.
On le voit déjà dans les données : les entreprises canadiennes ont recommencé à investir en 2026 après un recul l’année précédente, notamment dans les technologies, les logiciels et les équipements. Les entreprises qui modernisent leurs façons de faire maintenant se donnent une longueur d’avance avant que la concurrence ne rattrape le terrain perdu.
Pistes d’adaptation : cibler un processus à automatiser ou numériser cette année plutôt que de viser une transformation complète, et profiter de l’accompagnement disponible pour structurer le projet et le financer adéquatement. Laval économique peut justement vous accompagner dans cette réflexion, notamment grâce au Fonds local d’investissement (FLI) et au programme Virage techno – manufacturier conçus pour soutenir ce type de projet d’investissement.
Aucune de ces tendances n’appelle à la panique. L’économie canadienne devrait connaître une croissance modeste mais positive en 2026, soutenue par la consommation des ménages et les investissements publics. La main-d’œuvre demeure elle aussi une pièce importante de ce portrait : si le sujet vous intéresse, on en parlait récemment dans Pénurie de main-d’œuvre à Laval : une pause, pas une fin. Pour les entreprises de Laval, l’enjeu n’est donc pas de réagir à chaud à chaque manchette, mais de garder un œil sur ces dynamiques structurelles pour ajuster ses décisions d’investissement et de recrutement au bon moment.
Vous souhaitez en discuter ou évaluer comment ces tendances touchent votre secteur en particulier? L’équipe de Laval économique est là pour vous accompagner.
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Sources :
• BDC, Perspectives économiques pour le Canada en 2026
• FCEI, Le PIB canadien devrait rebondir aux T1 et T2 2026
• Gouvernement du Canada, Mise à jour économique du printemps 2026
Rédaction : Maïthé Levasseur