Fermer×
Articles de blogue

Exporter à Laval : un moteur économique qui doit s’adapter


exportation entreprise laval

L’exportation occupe une place centrale dans l’économie lavalloise. Elle génère des emplois de qualité, stimule l’innovation et permet aux entreprises d’ici de rayonner bien au-delà des frontières du Québec. Mais depuis quelques années, le contexte commercial mondial s’est complexifié, et les entreprises exportatrices lavalloises n’y échappent pas.

Ce que disent les chiffres

Selon les plus récentes données disponibles (2025), Laval compte 611 entreprises exportatrices et la valeur totale de ses exportations s’élève à 1,835 milliards de dollars. Les États-Unis demeurent le principal marché d’exportation de Laval, concentrant à eux seuls plus de la moitié des exportations internationales de la région.

Cette dépendance rend les entreprises d’ici particulièrement sensibles aux soubresauts de ce marché, qu’il s’agisse de tarifs douaniers, de fluctuations monétaires ou de changements de politiques commerciales. Résultat : plusieurs entreprises doivent revoir leurs stratégies, parfois dans l’urgence, pour continuer à croître malgré ces turbulences.

Devant ces défis, une tendance se dessine clairement chez les entreprises lavalloises : la diversification des marchés.

Un contexte commercial exigeant

Les douze à dix-huit derniers mois ont été marqués par une série de bouleversements pour les entreprises qui font affaire à l’international : imposition de tarifs douaniers, volatilité des politiques commerciales américaines, incertitudes liées à la révision de l’Accord Canada – États-Unis – Mexique (ACÉUM), fluctuations des devises ainsi que pressions persistantes sur certaines chaînes d’approvisionnement. Pour les PME manufacturières et de services de Laval, dont plusieurs dépendent largement du marché américain, ces changements imposent une révision rapide des stratégies commerciales.

Ce contexte, sans être alarmant, appelle à l’adaptation : les entreprises qui traversent le mieux cette période sont celles qui ont su réviser tôt leur structure de prix et la répartition géographique de leurs marchés.

La diversification, un réflexe de plus en plus présent

Face à cette réalité, la diversification des marchés s’impose de plus en plus comme une stratégie incontournable pour les entreprises lavalloises qui souhaitent exporter de façon durable. Plutôt que de dépendre d’un seul marché, plusieurs entreprises explorent désormais le Canada, l’Europe, le Moyen-Orient ou d’autres régions du monde pour répartir leurs risques. Cette stratégie porte déjà ses fruits à l’échelle du Québec : en 2025, les exportations vers les États-Unis ont reculé de 6,9 %, alors que celles vers le reste du monde ont augmenté de 8,2 %, démontrant la capacité des entreprises québécoises à diversifier leurs marchés et à faire rayonner leur savoir-faire à l’international.

Le numérique joue un rôle croissant dans cette démarche. Un diagnostic numérique permet d’évaluer la préparation d’une entreprise à l’exportation en ligne — qualité de la présence web, performance du site transactionnel, référencement, expérience client — afin de bâtir un plan d’action concret et adapté à ses ambitions internationales. Pour plusieurs PME, le commerce électronique devient ainsi une porte d’entrée plus abordable vers de nouveaux marchés, sans nécessiter d’implantation physique immédiate.

Les services de Laval économique

Pour accompagner les entreprises dans cette transition, Laval économique propose un éventail de services stratégiques et modulables, pensés pour s’adapter aux besoins et aux objectifs de chaque entreprise, qu’elle soit nouvellement exportatrice ou déjà bien établie sur les marchés internationaux.

  • Diagnostic et accompagnement sur mesure. Chaque démarche commence par un diagnostic export personnalisé, qui permet de bâtir une offre de service adaptée à la réalité de l’entreprise. Pour les projets plus complexes, Laval économique peut réaliser des mandats de plus de 80 heures afin de produire des documents stratégiques clés, comme une étude de priorisation de marché ou un plan d’affaires international complet.
  • Soutien à l’accélération numérique. Un accompagnement dédié permet d’évaluer et de renforcer la présence en ligne des entreprises afin d’accélérer leur commerce électronique à l’international, incluant un appui dans la sélection de plateformes de vente hors du marché américain.
  • Diversification et évaluation de nouveaux marchés. Un service de diagnostic et de diversification aide les entreprises à évaluer les débouchés hors des marchés traditionnels, en fonction de leur niveau de préparation.
  • Accès aux marchés publics. Pour les entreprises qui offrent des produits ou services à des entités publiques — gouvernements fédéral ou provincial, municipalités, agences gouvernementales —, des services de veille et de recherche facilitent l’identification d’occasions d’affaires.
  • Subventions et financement. Plusieurs subventions sont disponibles pour soutenir les projets d’exportation. Laval économique accompagne les entreprises dans la vérification de leur admissibilité et dans l’optimisation de leur plan d’action.
  • Formations et activités. Une programmation d’activités et de formations, adaptée à chaque situation d’affaires, est offerte tout au long de l’année, autant aux nouveaux exportateurs qu’aux entreprises plus expérimentées.

Un rendez-vous à ne pas manquer

Pour aller plus loin, les entreprises lavalloises sont conviées au RDV Exportation, qui aura lieu le 28 octobre prochain. Organisé par Laval économique, cet événement rassemblera entrepreneurs, experts et partenaires du commerce international autour d’un objectif commun : outiller les entreprises d’ici pour qu’elles puissent saisir les occasions qui se présentent à elles, malgré un contexte mondial en constante évolution.

Dans un environnement commercial où les règles du jeu changent rapidement, l’exportation demeure plus que jamais un levier de croissance pour les entreprises lavalloises — à condition de s’entourer des bons outils et des bons partenaires pour y arriver.

 

Rédaction : Maïthé Levasseur