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JAQLN | Avant l’avocat, mieux comprendre sa situation


Un avis du propriétaire. Une hausse de loyer contestée. Une démarche devant le Tribunal administratif du logement qu’on ne sait pas par où commencer. Pour beaucoup de gens, un problème juridique commence d’abord par une question simple : qu’est-ce que je fais maintenant ?

C’est ce moment d’incertitude que cherche à accompagner JAQLN, startup de la cohorte 2026 de l’accélérateur Terrox de Laval économique. Sa plateforme juridique propulsée par l’intelligence artificielle aide les citoyens et citoyennes du Québec à mieux comprendre leurs droits et obligations, en commençant par le droit du logement.

Accompagner avant tout

Pour les deux cofondateurs, Alexandra Saliba et Extra Junior Laguerre, le projet repose d’abord sur un constat très concret. Trop de gens se retrouvent seuls entre deux options imparfaites : essayer de se débrouiller sans repères, ou engager des frais qu’ils ne peuvent assumer.

« Il y a vraiment un écart entre l’aide juridique et l’avocat privé. On s’est dit qu’il devait y avoir des outils, avec la technologie qui existe aujourd’hui, pour réduire cet écart et aider les gens à mieux s’orienter dans le système. Au départ, est-ce que ça vaut la peine de payer 200 $ pour voir un avocat ? C’est exactement ce type de barrière qu’on cherche à réduire », explique le cofondateur Extra Junior Laguerre.

Les premières heures comptent

Les deux partenaires d’affaires le répètent : l’objectif n’est pas de remplacer l’avocat, mais d’offrir un premier niveau d’accompagnement dans les premières heures où tout semble flou.

M. Laguerre résume ainsi l’intention derrière l’outil : « On essaie d’être présents pour les gens dans les trois premières heures, après qu’une situation survient. Est-ce que j’ai des recours? Est-ce que je suis capable de gérer ça par moi-même ? Est-ce que ça vaut la peine d’aller plus loin ? C’est ce travail-là qu’on essaie d’aider les gens à faire. »

Une technologie ancrée dans le droit québécois

Concrètement, la plateforme repose sur un agent conversationnel basé sur le droit québécois, qui aide à faire les premiers pas : comprendre ses recours, valider l’information à la source, amorcer une mise en demeure ou se repérer dans les étapes d’une démarche juridique parfois complexe.

Et cette transparence est au cœur du modèle.

« Les gens peuvent toujours voir les sources juridiques utilisées pour générer la réponse. Ils peuvent confirmer l’information, lire les articles du Code civil, consulter les formulaires proposés. Ça, c’est important », souligne la cofondatrice Alexandra Saliba.

Dans un secteur où plusieurs outils parlent d’abord aux juristes, JAQLN prend un autre parti : rendre le droit compréhensible pour le grand public, sans avoir fait son barreau pour s’y retrouver.

« Des produits qui offrent de l’information juridique basée sur l’intelligence artificielle, il n’y en a pas au Québec », affirme Alexandra Saliba. Et ce choix de bâtir d’abord sur le droit québécois n’est pas anodin. « Même le droit de l’Ontario est différent. Il fallait commencer ici. »

Des projets pilotes pour aller plus loin

Validée avec des avocats et avocates en droit du logement et testée avec des partenaires du milieu juridique, la plateforme entre maintenant dans une phase de projets pilotes rémunérés. L’équipe cherche des collaborations avec des organismes, municipalités, syndicats, cabinets ou organisations souhaitant offrir l’outil à leur clientèle ou à leurs membres.

Mesurer l’impact autrement

Au fond, le succès ne se mesure pas seulement en utilisateurs ou en croissance. Il se mesure à l’idée qu’un outil d’abord conçu pour le logement puisse, demain, contribuer à rendre d’autres pans du droit plus navigables pour le plus grand nombre.

« Ce qu’on veut, c’est que ça change quelque chose dans la vie des gens. Que des personnes trouvent l’outil pertinent et que ça les aide vraiment. C’est ça, l’objectif à la base », conclut Alexandra Saliba.

Et le nom ? JAQLN doit son nom à Jacqueline, la mère du cofondateur. Un choix hautement symbolique pour une plateforme pensée pour rendre le droit plus accessible au plus grand nombre. « Ça doit pouvoir aider autant Jacqueline de Laval que Maxime de Matane », dit Extra Junior Laguerre. Une façon de rappeler que derrière la technologie, il y a d’abord une volonté très humaine : rendre la justice plus compréhensible, peu importe son âge, son parcours ou l’endroit où l’on se trouve.

Entreprises lavalloises, prenez le temps de découvrir ce que les startups de Terrox peuvent transformer dans votre quotidien. Une rencontre suffit souvent pour entrevoir de nouvelles façons de faire.

Startups technologiques, PME et entrepreneurs innovants, vous vous demandez si l’accélérateur TerroX peut soutenir votre croissance ou correspondre à votre stade de développement? Contactez-nous pour amorcer la discussion.

Cédric Bourdelais
Coordonnateur accélérateur d’opportunités – Terrox
263 993-8705
c.bourdelais@laval.ca

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